Vouloir apprendre peu à peu à passer
du temps symbolique des absolus, des idéaux et des croyances à un
temps relatif, réel, qui ne se fie qu'au fruit de ses expériences.
Vouloir se sentir bien avec soi avant tout.
Vouloir devenir curieux de soi et cesser de fonctionner à l’envers
du temps.
Désamorcer le fonctionnement de l’Inconscient
et agir sur lui en se faisant consciemment un état mental qui
ne se fie qu’à ce qu’il expérimente, c’est
là que l’école du VA agit et permet de réaliser
un désir d’efforts et un goût du travail bien fait
qui s’oppose au dégoût de pensées stériles
qui ennuient profondément l’être qui s’y
laisse sombrer.
Ce travail demande des séances actives et réelles
sur le comment agir pour ne pas se laisser prisonnier de l’inconscience
de ce qui fait du bien, et de ce qui fait du mal. Trouver l’énergie,
c’est délier l’affect négatif qui fait loi
pour peu à peu faire du fonctionnement du « je veux » un
mouvement qui lui donne envie de recommencer sans s’ennuyer,
de devenir curieux de soi sans s’en lasser. Pour qu’une
pensée ne s’ennuie pas, elle a besoin de faire sa place
dans une réalité concrète qui la signifie.
L’école du VA c’est aussi l’apprentissage
d’un langage qui se veut cohérent et proche du besoin
d’être conscient de soi et d’être alors capable
de donner de l’amour et de faire du bien à l’autre,
parce que l’on a appris à se faire du bien à soi.
Chaque séance a
un commencement, une durée et une fin, une boucle qui doit
traduire un mouvement vers une ouverture et non une fermeture rebelle à toute
espérance.
Chaque séance travaille à partir de
faits concrets et réels, la réussite ou l’échec
des actions entreprises par le patient ; chercher, apprendre non seulement à reconnaître
ce qui crée l’inconfort, l’angoisse ou la peur
face à une situation, mais aussi à concevoir une attitude
autre qui permette de sortir de la séance mieux que l’on
y est entré.
Chaque séance est un trajet à répéter
au fil du temps, et qui donne cette mémoire du réel,
seul garante d’un sentiment de réelle existence : parce
que consciente de ce qu’il se passe et de la relation entre
le désir et le succès du désir.
Apprendre, c’est s’apprendre.
Prendre le pouvoir sur soi, c’est
désapprendre le rapport de force.
Faire de chaque jour de sa vie, un
tout qui comme une séance est fait des trois temps d’un
matin, d’une journée et d’un soir qui prépare
le 4ème temps de sommeil ; c’est un cycle qui
donne enfin sa réelle relativité au temps et
donc à ce qu’il s’y passe.
Enfin, il est un langage qui interdit les mots " vrais " de
l’affect et du corps : c’est le langage émotionnel qui prive des mots
de la relation, et ne permet que le langage de pulsions violentes,
agressives et culpabilisantes. Il en est un autre, à se faire, qui
donne à chaque mot sa sensation et un véritable mouvement vers l'autre
; c'est le langage de notre Instinct de Vie, à structurer et à faire
gagner consciemment sur le langage de nos pulsions de non-vie, commandées
par la structure de notre Inconscient mortifère. C'est alors qu'il
n'y a plus rien à craindre de l'autre parce que toute l'énergie des
mots est centrée sur ce qu'ils ont à dire et non sur l'attente de
ce que l'autre a à dire. C'est ainsi que l'on peut guérir de ses pulsions
et d'une violence qui anéantit.